L’abattage des arbres à cause des Chenilles processionnaires : une nécessité et ses risques
Les chenilles processionnaires, notamment celles du pin et du chêne, sont devenues un véritable fléau en France. En effet, ces insectes causent des dégâts importants aux arbres. De plus, ils représentent un danger significatif pour la santé humaine et animale. Cet article explique pourquoi il est parfois nécessaire d’abattre les arbres infestés et les risques associés à ces chenilles.

Identification et cycle de vie des Chenilles processionnaires
Les chenilles processionnaires du pin (Thaumetopoea pityocampa) et du chêne (Thaumetopoea processionea) sont les larves de papillons nocturnes. Elles se déplacent en file indienne, d’où leur nom. Ces chenilles tissent des nids de soie dans les arbres et se nourrissent des aiguilles, provoquant une défoliation importante.
Le cycle de vie de ces chenilles s’étend sur une année. Les œufs sont pondus en été et éclosent à l’automne. Les chenilles passent l’hiver dans des nids et descendent au sol au printemps pour se nymphoser. Les papillons émergent en été, et le cycle recommence
Les dégâts causés aux arbres par les Chenilles processionnaires
Les chenilles processionnaires se nourrissent des aiguilles des pins ou des feuilles des chênes, ce qui affaiblit considérablement les arbres. Une infestation sévère peut entraîner une défoliation presque totale, rendant les arbres plus vulnérables aux maladies et aux autres parasites2. Les arbres affaiblis peuvent également devenir dangereux, car leurs branches fragilisées risquent de tomber, posant un risque pour les personnes et les biens environnants1.
Les risques pour la santé humaine et animale
Les Chenilles processionnaires sont particulièrement dangereuses en raison de leurs poils urticants, qui contiennent une toxine appelée thaumétopoéine. Ces poils se détachent facilement et peuvent être transportés par le vent, provoquant des réactions allergiques sévères chez les humains et les animaux3.
Les symptômes chez l’homme incluent des démangeaisons, des éruptions cutanées, des conjonctivites, des maux de gorge et, dans les cas graves, des difficultés respiratoires et des chocs anaphylactiques3. Les animaux domestiques, en particulier les chiens, peuvent souffrir de nécroses de la langue et de la gorge s’ils ingèrent les chenilles4.
Quand l’abattage devient nécessaire
Bien que l’abattage des arbres ne soit pas toujours la première solution envisagée, il devient nécessaire dans certains cas. Si un arbre est gravement infesté et que les méthodes de lutte biologique ou chimique ne suffisent pas, l’abattage peut être la seule option pour prévenir la propagation des chenilles et protéger la santé publique1.
De plus, si l’arbre infesté est situé dans une zone fréquentée par le public, comme un parc ou un jardin, l’abattage peut être justifié pour éliminer le risque de contact avec les poils urticants2. Il est crucial de consulter un professionnel pour évaluer la situation et déterminer la meilleure approche.
Alternatives à l’abattage
Avant d’envisager l’abattage, plusieurs méthodes peuvent être utilisées pour contrôler les populations de chenilles processionnaires. Parmi celles-ci, on trouve le piégeage des chenilles, la destruction des nids, et l’utilisation de traitements biologiques à base de Bacillus thuringiensis, une bactérie qui infecte et tue les chenilles2.
L’installation de nichoirs à mésanges, prédateurs naturels des chenilles, peut également aider à réduire les populations de ces insectes2. Ces méthodes, combinées à une surveillance régulière, peuvent souvent suffire à contrôler les infestations sans recourir à l’abattage.
Conclusion
L’abattage des arbres à cause des chenilles processionnaires est parfois nécessaire pour protéger la santé humaine et animale. Cette mesure préserve également l’intégrité des espaces verts. Les risques posés par ces insectes justifient une gestion rigoureuse et proactive des infestations. Il est essentiel de considérer toutes les alternatives avant de procéder à l’abattage. Cela permet de préserver autant que possible notre patrimoine arboré.
En fin de compte, il faut une approche équilibrée pour lutter contre les chenilles processionnaires. D’abord, nous combinons prévention et traitement. Ensuite, en dernier recours, nous procédons à l’abattage. Cela assure la sécurité et la santé de tous.
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